lundi 2 février 2009.
2 février 2009,
Eunice Barber, mardi 3 février à 10h30 au Tribunal de Bobigny
Ce Mardi 3 février 2009 à 10h30, le Tribunal de Bobigny examine la plainte déposée par Eunice Barber contre les policiers pour "faux en écriture".
Dans l’affaire des violences policières dont elle a été victime, Eunice Barber avait déposé, il y a deux ans, une plainte pour "faux en écriture" contre les policiers.
Curieusement, quatre (4) jours après sa condamnation du 3 décembre dernier par le tribunal de Bobigny à payer 5000 euros d’amendes aux policiers pour "refus d’obtempérer et rébellion" , Eunice recevait une convocation du juge d’instruction de ce même tribunal pour examen de sa plainte.
Cette procédure qui consiste à condamner d’abord Eunice puis à examiner sa plainte pour "faux en écriture" à l’encontre des policiers est paradoxale.
On n’a l’impression qu’il fallait la condamner à tout prix, alors que la logique la plus naturelle commandait que l’on examinât d’abord sa plainte pour valider ou infirmer les accusations portées contre elle par les policiers.
Dans l’ambiance actuelle où même des fonctionnaires de la Justice dénoncent la mise sous tutelle de l’institution judiciaire, il est légitime de se demander si le juge d’instruction a pu instruire en toute liberté et en toute indépendance la plainte accusant les policiers.
C’est dans ce contexte que le tribunal de Bobigny examinera ce mardi 3 février à partir 10h30 la plainte pour "faux en écriture" déposée par Eunice Barber contre les policiers.
Le tribunal va-t-il apaiser la douleur de toutes les victimes des violences policières, célébrités ou citoyens anonymes, ou va-t-il accentuer le sentiment d’injustice ressenti de plus en plus par les citoyens ? Le tribunal va-t-il faire respecter la Constitution Française qui stipule que les forces de l’ordre sont au service des citoyens et non le contraire ?